Au Téléphone sonne sur France Inter
Le 22 février dernier, j’étais l’invité du Téléphone sonne dont le thème était la ruralité.
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"Agir ensemble pour notre canton" Elu le 25 avril 1999, réélu le 11 mars 2001 avec près de 75% de vos suffrages, je me suis employé au cours de ces 9 années à rester proche de vos préoccupations quotidiennes et à ancrer mon expérience dans la vie réelle de chacune et de chacun d’entre vous.
J’ai voulu également demeurer en contact étroit avec tout ceux qui se battent pour le développement de notre canton et pour son animation. Toujours disponible, toujours à votre écoute, j’ai beaucoup appris auprès de vous. Et pour être encore plus proches de vous et mieux vous servir, Elisabeth Beaudoux, dans le respect de la parité, associera ses efforts aux miens pour « agir ensemble au service de notre canton »
Ma candidature, c’est la vôtre. Claude Térouinard Au Téléphone sonne sur France InterLe 22 février dernier, j’étais l’invité du Téléphone sonne dont le thème était la ruralité. Mon département à moi : Résister pour devenir soi-même (partie 3/3)
L’Eure et Loir souffre, sans doute d’un déficit d’image. On peut nous reprocher un certain manque de lisibilité de nos multiples interventions en faveur des communes et en solidarité avec ceux qui sont dans le besoin. L’Eure et Loir n’aime pas trop la communication, adepte sans doute du vieux principe « Pour vivre heureux, vivons cachés ». Mais l’Eure et Loir ne manque ni de courage, ni d’esprit patriotique, ni d’attachement à la République. C’est à Chartres, en juin 1940, que le Préfet Jean Moulin s’illustra dans l’un des premiers actes de la Résistance face à l’invasion ennemie. C’est à Chartres en août 1944 que Maurice Clavel, à la tête de la Résistance, libéra la ville. Déjà au temps de l’occupation anglaise, Dunois le bâtard eurélien, était aux côtés de Jeanne d’Arc, la fameuse « pucelle » d’Orléans. L’Eure et Loir n’appartient pas à l’Ile de France, avec laquelle il vit en proximité permanente. Il est l’un des membres de la Région centre, mais nos habitants ne s’en sentent guère partie prenante. Finalement, l’Eure et Loir trouve peut-être en son sein suffisamment de force pour être avant tout lui-même, un peu semblable à tous, mais malgré tout, différent des autres. Mon département à moi : Pour vivre heureux vivons discrets (partie 2/3)Les hommes et les femmes qui habitent l’Eure et Loir, ou qui y séjournent régulièrement, ressemblent beaucoup à ses paysages et à sa géographie. L’Eure et Loir conserve encore une image de département agricole. C’est hélas inexact pour l’importance de sa population active - un travailleur sur 25 – mais cela reste sans doute vrai pour sa mentalité, toujours empreinte de culture paysanne, c’est à dire prudence, de réserve, et de passage à l’action après mûre réflexion. L’Eure et Loir n’est pas une personne à sang chaud, c’est une institution à combustion lente. Mais une fois la décision prise et la machine lancée on ne regarde plus que vers l’avant, avec persévérance, conscience professionnelle application et détermination. On prend son temps avant d’agir, mais une fois en route, l’Eurélien revient rarement sur ses pas. Ce sont des qualités que les chefs d’entreprises apprécient, à tel point que les ouvriers d’industrie sont presque 10 fois plus nombreux en Eure et Loir que les actifs agricoles. Mon département à moi : La douceur de vivre «eurélienne» (partie1/3)L’Eure et Loir, est sans doute un des départements les plus méconnus de France. Tout le monde –ou presque- connaît la Cathédrale de Chartres et ses célèbres flèches émergeant des champs de blé de la plaine de Beauce, le fameux grenier de la France… Un cliché un peu rapide, qui nous a fait tant de mal. L’Eure et Loir accueille par exemple plus de 20 000 résidences secondaires dont 5 000 sont déjà devenues des résidences principales. L’Eure et Loir, quand on l’a découvert et adopté, on ne peut plus s’en séparer. Et pourquoi notre Département génère-t-il un tel engouement discret mais durable ? C’est sans doute parce que les citadins déçus y découvrent que le bonheur n’est pas dans les grandes agglomérations, qu’il se cache au creux des petites vallées. Et l’Eure et Loir regorge de rivières langoureuses, où chacun peut apprécier une certaine douceur de vivre. Mais pour la découvrir et l’apprécier, il faut s’écarter des grandes nationales et des voies autoroutières qui nous traversent à vive allure. Il faut prendre le temps de flâner au gré des nombreuses voies départementales - plus de 7 200 kilomètres – et, après avoir posé la voiture, retrouver le plaisir de la marche à pied au cœur du Perche, du Drouais, du Thymerais, du Dunois, le long de l’Eure et du Loir et de tous les petits ruisseaux aux eaux vives qui les alimentent. Et maintenant que notre Beauce s’ouvre aux visiteurs avec la « Route du Blé », nous pouvons découvrir, comme Marcel Proust, Peguy ou Vlaminck, la beauté de ces paysages aux vastes horizons et aux cieux incomparables. La mer des céréales émeut celui qui sait la regarder, quand le vent s’y attarde et joue avec les épis ou quand le soleil fait tourner la tête aux tournesols. L’Eure et Loir fait partie de ces départements qui enrichissent ceux qui apprécient la discrétion et la diversité. Des appartements spécialement conçus pour les personnes âgées à ArrouLa résidence du Val de l’Yerre à Arrou, est une nouvelle résidence qui repose sur un concept d’appertements simples et peu répendus : bénéficier de logements dont l’aménagement corresponde aux besoins des personnes âgées. Au total, 6 appartements ont été conçus et réalisés dans ce sens. Piloté par le centre communal d’action sociale, le projet répond à un souci de maintien à domicile des anciens. Chaque logement comprend 2 chambres, 2 salles de bain et 1 salle à manger, ainsi qu’un étage. Une grande salle sera commune à tous les résidants pour accueillir diverses activités, le tout est entouré d’un petit jardin très accueillant… Un espace paisible à quelques pas du centre du bourg! Mon département à moi : avant proposL’Eure et Loir, j’y suis né, j’y ai grandi, j’y ai effectué mes études primaires et secondaires. Je m’en suis éloigné au temps des études supérieures pour aller rejoindre Paris… En ce temps-là, les Régions n’existaient pas et l’Eure et Loir appartenait encore à l’Académie de Paris. J’y ai entamé ma « carrière » de maître d’Internat, avant là encore, d’être muté dans les grands lycées parisiens. J’ai toujours conservé avec mon Département d’origine un fort sentiment d’appartenance. J’y ai acquis la maison de mon enfance, qui de résidence secondaire et redevenue lors de ma mise en pré-retraite, ma résidence principale. L’Eure et Loir, j’y suis resté, toute ma vie durant, viscéralement attaché. Je suis donc fondé à en parler sincèrement, même si, enfant de l’exode rural, j’ai du exercer ma vie professionnelle en Région parisienne.
(La suite de l’article très prochainement) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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